Soirée ardente à Liège! À la recherche du café liégeois…

Le programme s’annonçait chargé. Personne ne vous parlera de Liège comme une ville calme et ennuyeuse, au contraire. Le Standard, le Carré, le 15 août, les Ardentes, le pequet et la Jupiler font partie des images tant idylliques qu’emblématique de la ville où les jeunes taguent “4000” sur les trains et les tunnels.

Liiiitch, kééén affaire ti! Etant moi-même quarteron wallon bruxellois flamand liégeois, je me devais d’honorer la ville où, déjà tout petit je me rendais à la foire durant les vacances de toussaint pour manger des laquements dans le train fantôme.

Mais jamais encore je n’avais abordé la cité de Papa sous un regard aussi touristico-culturel (si ce n’est lors de mes nombreuses visites des aquariums étant petit).

Alors commençons par le commencement.

Liège, un samedi pluvieux du mois de mars:

Arrivée pour les moins visuellement intéressante par la « nouvelle » gare des Guillemins. Sa structure tubulaire arquée ne rapelle aucune autre gare de Belgique que l’on aie visitée jusqu’à présent. (Nous ne sommes pas encore allés à Leuven).

Nous avons rendez-vous avec notre guide du weekend, Romain, à la place Saint-Lambert.

Rapidement, les gentils liégeois nous recommandent de prendre le bus pour ne pas faire attendre notre camarade et nous parvenons en moins de dix minutes au lieu de rendez-vous.

L’hôte nous attend comme prévu et nous traversons avec recueillement la place en direction d’un des symboles de la ville: le Perron.

Bon ben, un perron c’est comme un petit monument, super sympa avec des gens qui s’y donnent rendez-vous et nous, qui y prenons une photo, pour dire…

Mais Gand-Bruxelles-Liège en train, ce n’est pas de tout repos. Nous décidons de remédier au plus vite à l’air sec, bien que pluvieux, du Liège historique, sur une terrasse couverte.

C’est l’occasion de briser la glace. Nous ne boirons pas immédiatement la bière typique, de peur d’un choc culturel, et nous racontons les dernières vannes autour d’une portion fromage et de quelques Grand Crus.

Romain nous promet déjà une nuit ensirotée malgré que les routchs ne jouent pas, l’absence d’étudiants en guindaille et des gueules de bois post-cérémoniales auxquelles seuls les initiés peuvent croire.

Trève de blabla et de glouglou, en route vers les célèbres marches de Bueren. Ascencion obligatoire pour atteindre une incomparable panoramique de la ville, elles doivent son nom au Héro Vincent de Bueren qui, au quinzième siècle, défendit la ville contre l’invasion de Charles le Témeraire, duc de Bourgogne si j’en crois mes souvenirs, notre guide, et Wikipédia.

Visiblement leur intérêt marque vraiment le tourisme internationnal puisque nous y rencontrons, parmis quelques locaux égarés, des cinéastes Norvégiens (Eric et, heuuu, Sven je crois) mais aussi un couple de jeunes Grecs qui, fatigués par la crise, sont venus découvrir la mythologie Wallone.

A propos, savez-vous comment on dit « enchantez de faire votre connaissance » en grec?

Moi oui, mais mon clavier n’est pas configuré pour vous l’écrire. Dommage, ça sonne super bien!

Toutes ces marches, ça fatigue. C’est dans ce genre de moment typique que les représentants de 12belgiancities et toute leur équipe requièrent un boost énergétique comme un bon café par exemple.

Ici commence la véritable histoire des belges qui ne savaient pas ce qu’était un café liégeois.

La descente des marches s’avère moins éprouvante que leur ascension et nous nous dirigeons directement vers le mausolée du genièvre, le paradis des touristes éthyliques: La Maison du Pequet.

Alors le péquet c’est bien simple, il y a tous les goûts possibles et imaginables et leur couleur chimico-fluo pourrait réconcilier un enfant de 10 ans avec ce qu’il ne sait pas encore qu’il n’aimerait pas à son âge mais qu’en fait il aimera bien quand il sera grand parce que ça lui rappellera quand il était petit. Et quand il sera adulte et qu’il préfèrera le vin, le café, voire le whisky, et bien ça aura l’effet que Proust illustrera par sa madeleine.

Bref on en prend un assortiment pour dire et on réclame l’objectif de notre étape: le « Café Liégeois ».

Pour nous, il ne peut s’agir que d’une sorte d’Irish Coffee (prononcez à la française « i »rish ou à l’anglaise « Ay »rish selon votre provenance). Il s’avère pourtant que lorsqu’on nous sert la consommation en question, il s’agit plutôt d’un dessert que d’un cocktail. Le café liégeois consiste en effet en une boule de glace vanille frappée dans un café. La serveuse nous rassure, heureusement, la maison l’agrémente de quelques goûtes de genièvre. Info ou Intox? Il faudra vite faire de la place pour la suite des évènements: Le Boulet Liégeois! Et c’est là que les Romains s’empoignèrent (bien qu’il était le seul, Romain!).

Okay bien pour le boulet liégeois c’est pas compliqué, deux adresses sont réputées pour leur gastronomie de cantine traditionnelle, soit, la meilleure, à savoir: Lequet et l’Industrie. Nous opterons pour le second.

Comment définir un véritable boulet liégeois?

Tout d’abord ça commence par une bonne bière en apéritif pour vous préparer à un plat que nous qualifierons d’exquissime!!! De délicieuses boulettes de viande hachées, saucées d’une réduction d’oignons, bouquet garni et sirop de Liège accompagné par les vrai frites qu’on ne vous sert que dans ce genre de brasserie. L’orgasme est immédiat et collectif!

Accompagnez cela d’un service sympathique et d’une note point trop salée. Liège, tu marques des points!

L’heure est maintenant venue de nous divertir. Après cet après-midi culturel, rien de tel qu’un petit concert dans le bar des motards de Liège: le…(qui s’en souvient? Help)

Entre les covers de Bon Jovi, Kiss et les Scorpions, il nous faut peu de temps pour réaliser que la soirée prendra vite une tournure … surréaliste.

Enchaînons alors avec le bar branché de la cité, le café dont rien que la déco vous fait baver: le Pot-au-lait. Plutôt calme à cette heure de la soirée (il est peine 22h), le café se remplira vite. L’endroit vaut le détour, rien que pour sa déco rock and rockambolesque.

Voilà ça y est, l’ambiance et la dansante nous prennent. Direction le bien connu Carré où nous échauffons nos muscles qui font danser autour d’un mètre ou deux de Jupiler. Nous avons abandonné il y a bien longtemps déjà l’idée de déguster une autre bière traditionnelle locale. La jup est reine dans la région!

Entre barrakis et étudiants du weekend, le carré vous accueillera toujours dans ses multiples bars dansant. Ne bougez pas, nous y reviendrons.

C’est au tour du bon vieux Mathieu et de ses amis du coin de nous recommander une soirée sans laquelle nous n’aurions pas cru qu’il y avait d’autres endroits pour sortir.

Direction la Caserne Fonck, où une méga soirée drum éléctro cool beat machin multi salle nous attend.

Le temps s’accélère et cette dernière s’achève peu de temps après notre arrivée, du moins d’après notre perception du moment…

Mais quand vous sortez dans une ville qui n’est pas la vôtre (ce qui nous arrive au moins une fois par mois), que vous êtes là pour faire la fête et que vous n’avez pas envie d’être déjà dimanche, que faire à 6 heures du mat’?

La réponse n’a pas attendu la fin de la question. Ni une ni deux, nous nous retrouvons dans le sus-nommé Carré, plus précisémment à l’Aller-simple (et autres) pour enchaîner folkloriquement su de vielles chanssons française. Et là, j’avoue, qu’on a légèrement commencé à refaire le monde!

Les débats politico-communautaristes ressortent au grand galop. Mais aussi l’amitié et les souvenirs d’enfance. Tout le monde il est beau…

Enfin quand les voisins commencent à se plaindre et lorsque les chopes se font lourdes à porter, nous découvrons l’aurore. Les éboueurs sont déjà debouts pour nettoyer les miettes de festivités de la veille (qui pour nous, reste aujourd’hui). Nous les saluons et leurs sommes serviables en les aidant à accomplir leur devoir.

Plus le temps pour se reposer, le planning du dimanche est déjà chargé.

Nous annulerons moultes activités dominicales telles que le théâtre de Tchantchet, la messe en wallon et le karaoké des Olivettes. Ce dimanche, le soleil est là et c’est à la batte que nous nous dirons adieu!

Quelques sangrias sur le bord de la Meuse, un DJ plus que docile et l’ambiance joviale d’un marché des plus charmants. Entourés de quelques compatriotes de fortune, nous nous croyons presque à Torremolinos.

Nous sommes début mars à Liège et franchement dépaysés!

Simon pour 12belgiancities

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One Response to Soirée ardente à Liège! À la recherche du café liégeois…

  1. “Direction la Caserne Fonck, où une méga soirée drum éléctro cool beat machin multi salle nous attend.” Haha, ça me dit vaguement quelque chose!

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